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LEXIQUE
DU THÉÂTRE
ARCHITECTURE
/ ACCESSOIRES
- Accessoires.
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Le décor
(que l'on descend le plus souvent des cintres
03)
et les costumes
!
- - Batte d'Arlequin :
sabre de bois qui fait partie des accessoires du personnage.
- -
Cothurne :
chaussure haute utilisée dans l'antiquité pour jouer la tragédie. «
Chausser le cothurne » signifie donc, métaphoriquement : « jouer la
tragédie ».
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Deus ex machina : désignait au
théâtre le dieu que l’on faisait descendre sur la scène au moyen d’une
sorte de treuil, souvent au moment du dénouement, pour mettre fin à l'intrigue.
Aujourd’hui, dans la vie
quotidienne ou dans une oeuvre quelconque, parler de l'intervention d'un deus
ex machina fait comprendre qu'une situation n'a pu être résolue
que par une intervention extraordinaire ou surprenante.
- - Brigadier :
bâton
servant à frapper les trois coups pour annoncer le début du spectacle,
dans le théâtre traditionnel.
- - Masque :
Employé systématiquement dans l'antiquité (il permettait d'identifier
le type de pièce, le type de personnage - d'ailleurs, masque se dit
"persona" en latin - et, aux acteurs masculins, de jouer les
rôles féminins ; enfin, l'ouverture de la bouche faisait aussi office
de porte-voix). On le retrouve encore dans la "coomdia dell'arte".
- - Socque
:
chaussure
basse - sorte de sandale - utilisée dans l'antiquité pour jouer
la comédie, d'où « chausser le socque » : « jouer la comédie ».
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LE
SPECTACLE
- Avant
la représentation.
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Filage : travail de de répétiton par séquences plus ou
moins longues, jusqu'à l'enchaînement définitif de toutes
les scènes dans l'ordre.
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Couturière : dernière
représentation avant la Générale* où les couturières
font en principe les dernières retouches aux costumes.
- -
Générale : représentation
d'ensemble de la pièce, avant la Première*.
- -
Première : première
représentation officielle devant un public non choisi.
- Principaux
types de pièces.
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Arlequinade :
bouffonnerie.
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Ballet :
spectacle où sont mêlées danse et parties chantées.
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Bouffonnerie :
spectacle
au comique outré. Opéra-bouffe : opéra sur un thème de comédie.
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Comédie :
pièce comique mettant en scène des personnages du peuple dont on se
moque des défauts. Le dénouement est heureux.
- -
Drame :
ce mot initialement désigne tout spectacle théâtral.
A partir du XVIIIe siècle, genre entre la comédie et la tragédie, mettant
en scène des bourgeois. Le ton est grave, parfois pathétique... mais
l'intrigue a une issue heureuse.
- -
Farce :
pièce
au comique assez forcé : jeux de mots, déguisements, coups... Molière
a pratiqué ce genre avant de passer à la comédie classique.
- -
Tragi-comédie :
mêmes personnages que dans la tragédie (nobles, rois...), mais l'histoire
se termine bien : ex. Le Cid, de Corneille.
- -
Tragédie :
pièce mettant en scène des personnages nobles, voire mythiques, dont
la vie est frappée par le destin qui s'acharne contre eux. Le héros
se bat, mais toujours inutilement (ironie tragique). Spectacle censé
provoquer "terreur et pitié" chez le spectateur.
- >>>>
Définitions littéraires de la tragédie |La
Machine infernale
de Cocteau|Antigone
de Anouilh|Électre
de Giraudoux|
- -
Mélodrame :
pièce mettant en scène les bons sentiments (la veuve et l'orphelin,
par ex., protégés par une "grande âme"). L'action est souvent
compliquée et les procédés utilisés pour émouvoir le spectateur trop
voyants... C'est de ces défauts que se moque principalement "le
choeur", au milieu d'Antigone,
la pièce de Anouilh, même s'il fait alors allusion au "drame".
- -
Miracle ou mystère :
pièce à sujet religieux au Moyen Age...
- >>>>
Fiche sur le
théâtre au Moyen Age.
- -
Pastorale :
pièce de musique ou de théâtre se passant dans un cadre champêtre et
mettant en scène des paysans, des bergers et des bergères.
- >>>>
Lire l'analyse de G.
Dandin de Molière.
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Saynète :
origine espagnole. Petite comédie à deux ou trois personnages. Cf. sketch.
- -
Sketch :
origine anglaise. Courte scène comique.
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Trilogie :
en Grèce, les trois tragédies présentées par un auteur (les spectacles
théâtraux prenaient la forme de concours).
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Vaudeville
:
à
partir du XIXe siècle. Comédie légère au comique souvent un peu lourd
(le mari, la femme... et l'amant dans le placard !).
- >>>>
Feydeau : analyse et définition d'un spectacle
de vaudeville.
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Commedia dell’arte :
origine italienne. Pièce comique où les acteurs improvisent sur scène les
dialogues, après s'être concertés sur l'intrigue et la répartition des
rôles. La plupart des personnages traditionnels (Arlequin etc.) portent
des masques.
- Les différents jeux
de scènes et éléments
d’une pièce.
- -
Aparté :
réplique
que l'acteur fait semblant de chuchoter à un autre, tout en parlant
à voix haute pour les spectateurs. L'aparté participe donc à ce qu'on
appelle "la double énonciation" au théâtre.
- -
Parler à la cantonade : la
cantonade désigne les coulisses (cf supra). L'acteur ne s'adresse donc
pas à un personnage précis, mais prend ainsi tout le monde à témoin
(cf. "la double énonciation").
- -
Argument :
sujet,
résumé de la pièce.
- -
Coup
de théâtre :
événement imprévu qui bouleverse brutalement le déroulement de la pièce
et oblige l'intrigue à changer de direction.
- -
Dénouement :
fin, conclusion de la pièce et, le plus souvent, résolution heureuse
ou malheureuse du problème ou du conflit.
- -
Dialogue :
c'est la particularité même du théâtre, car pratiquement tout doit être
dit sur scène. D'où la présence d'autres personnages, souvent les confident(e)s,
pour "obliger" les héros à exprimer le fond de leur pensée,
sans qu'il y ait abus de monologues.
- -
Didascalies :
indications ajoutées par l'auteur au texte de la pièce pour guider la
mise en scène ou la lecture de la pièce. Elles ne font donc pas partie
du spectacle en soi, et figurent toujours en italiques, et parfois entre
parenthèses, sur le texte écrit.
- -
Épisode :
partie de l'histoire, de l'intrigue faisant un tout... comme un chapitre
dans un roman !
- -
Exposition :
première(s) scène(s) de la pièce servant à introduire les personnages,
à expliquer la situation initiale, puisqu'à cause des contraintes propres
au théâtre (cf. "les trois unités", par ex. !), une pièce
commence toujours "in medias res", au milieu des événements,
le plus souvent au moment d'une crise ou en présence d'un élément perturbateur...
- -
Intrigue :
c'est l'histoire, avec tous ses détails, racontée par la pièce.
- -
Monologue :
lorsqu'un acteur parle seul sur scène.
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Noeud :
partie de la pièce, le plus souvent peu avant le dénouement, où l'intrigue
est parvenue à son point le plus fort, mais sans qu'on sache encore
clairement comment l'histoire va se terminer.
- -
Péripétie :
événement même qui amène la crise d'où sort le dénouement. Cf.
le
noeud.
- -
Réplique :
réponse dans un dialogue.
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Tirade :
longue réplique, dans un dialogue, sans interruption.
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Stichomythie :
dans la tragédie classique, dialogue tendu où les interlocuteurs se répondent
vers par vers.
- Les personnages habituels...
ou traditionnels de la comédie.
- -
Arlequin :
< Italie. Personnage de comédie reconnaissable à son habit bigarré,
à sa "latte" (épée de bois).
- -
Capitan :
< Italie. Fanfaron ridicule.
- -
Confident
:
toujours présents pour amener les protagonistes à exprimer leurs pensées
à voix hautes. Certain(e)s confident(e)s jouent aussi un rôle très important
(cf. les relations maître-valet qui s'inversent souvent dans la comédie).
- -
Ingénue :
jeune fille candide, naïve.
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Jocrisse :
niais ridicule.
- -
Paillasse :
< Italie. Personnage de la farce en France. Bouffon des théâtres
forains.
- -
Pantalon :
< Italie. Docteur. Vieillard quinteux, à la culotte trop longue,
libidineux et avare.
- -
Pierrot :
Personnage traditionnel des pantomimes. Toujours en blanc.
- -
Polichinelle
:
Personnage comique des théâtres de marionnettes. Bossu, braillard et
querelleur.
- -
Protagoniste :
personnage principal.
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Scapin :
< Italie. Valet.
- -
Scaramouche :
< Italie. Acteur de la comédie (Naples, XVIIe siècle). Personnage
mêlant les caractères du Capitan et d'Arlequin.
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Suivante / soubrette :
servante de la comédie.
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Trivelin :
< Italie. Valet farceur et bouffon.
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Turlupin :
nom adopté pour jouer la farce par un acteur du XVIIe siècle (Legrand).
Surnom des faiseurs de mauvais jeux de mots.
- L'argot
du métier (réf. extraits de : "Le parler des métiers
" de P. Perret, éd. R. Laffont, 2002).
- -
A la grecque : ouverture
latérale des deux parties du rideau de scène se séparant
vers l'extérieur.
- -
Amorce : élément
du décor de premier plan.
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Appuyer : lever,
faire monter (pour un machiniste).
- -
Au lointain : au
fond de la scène.
- -
Bouler : dire
le texte trop rapidement, en butant sur les syllabes.
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Bourrer : forcer
inutilement lors es répétitions.
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Caméléoniser : singer
son partenaire en répétant sa réplique.
- -
Casser la baraque : faire
un triomphe.
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C'est la tasse : se
dit d'un piètre acteur.
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C'est les chargeurs réunis : se
dit d'un acteur cabotin qui exagère son jeu.
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Chanter : dans
le théâtre classique : exagérer les intonations, déclamer
de manière pompeuse.
- -
Coiffure en quès aco : coiffure
XVIIIe siècle avec panache.
- -
Contentement : nœud
cousu sur le corsage entre les seins, pour mettre en
valeur le décolleté.
- -
Couscoussière : machine
à produire de la fumée sur la scène.
- -
De la roulotte (être —) : appartenir
à une famille d'artiste.
- -
Descendre : aller
vers le public, dans les théâtres à l'italienne où la
scène est en pente.
- -
Enjoliver le salsifis : enrubanner
le catogan, une queue, sur toute sa longueur (principalement
sur les perruques blanches des valets, soldats, cavaliers
ou officiers).
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Envoyer le sac de noix : faire
déclencher des applaudissements nourris.
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Faire la brique : se
maquiller avec de la poudre de brique [certains figurants
de théâtre sans argent râpent de la brique pour se maquiller].
- -
Faire la mécanique : régler
la place des comédiens.
- -
Faire l'escargot : donner
des représentations dans la banlieue de Paris en suivant
un itinéraire en spirale, en élargissant le rayon d'action.
- -
Faire un sort à son texte : jouer
son texte de manière excessive.
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Fatal : mot interdit : corde
ou ficelle.
- -
Feu : somme
accordée au comédien. [destinée autrefois dans les théâtre
à l'achat de bûches pour se chauffer.]. Salaire calculé
par représentation. Petit supplément de cachet pour
l'instrumentiste qui joue quelques mesures en soliste.
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Frileux : cabotin
qui tire la couverture à soi.
- -
Gantés comme des taupes : se
dit d'un public dont les applaudissements sont feutrés.
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Grosses ficelles : effets
grossiers utilisés par un acteur.
- -
Guillotine : rideau
de scène qui se lève verticalement.
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Italienne : déclamation
du texte à haute voix, sans intonations ni jeux de scène,
lors d'une répétition.
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Jouer les utilités : interpréter
des rôles sans importance.
- -
La Maison / la grande Maison : la
Comédie- française.
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Mentons bleus : comédiens
[au début du XXe siècle, ils étaient les seuls, avec
les domestiques, à ne pas porter la barbe.
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Oeil de rideau : trou
rond dans le rideau de scène qui permet de regarder
le public depuis le plateau.
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Panouille / panne : rôle
insignifiant.
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Patience : appareil
dans la machinerie qui permet d'ouvrir le rideau de
scène à la grecque.
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Prendre des temps de sociétaire : cabotiner
en faisant durer le temps entre les répliques, pour
un acteur.
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Queue rouge : rôle
de domestique.
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Reluisante : reprise
de rôle, en remplacement d'un acteur.
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Savonner : escamoter
des yllabes. Bafouiller. Buter sur son texte.
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Serpillière :
rideau d'avant-scène d'un théâtre.
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Tirer la couvrante :
attirer l'attention du public à soi au détriment de
son partenaire.
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Lever le torchon / baisser le torchon :
commencer ou terminer le spectacle, pour un artiste.
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Troisième couteau : rôle
secondaire.
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Tuiler :
faire chevaucher les répliques afin de rendre le texte
plus dynamique.
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Tunnel :
monologue.
-
Y. Gouraud
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