CONSEILS POUR RÉDIGER UNE INTRODUCTION

 
SCHÉMA GÉNÉRAL D'UNE INTRODUCTION

Général

 

 

 

 

 

Particulier

  •  Thème général du sujet.
  •  
  • Thème précis du sujet. Explication du "problème" et reprise (ou résumé) de la citation du sujet, s’il en contient une.
  •  
  • Suggestion de la réponse et du plan du développement.

DEFINITION GÉNÉRALE

  • L’introduction a pour but de préciser progressivement les enjeux du sujet, d'abord de manière indirecte - en ne se référant qu'au thème général du sujet -, ensuite de manière précise - en explicitant le problème particulier mentionné par le sujet à propos de ce thème général. Il faut donc insensiblement, par des transitions, guider le lecteur vers la ou les question(s) précise(s) que le sujet demande de résoudre. Dans la dernière partie, il est possible d'annoncer directement le plan, mais cette formule est assez pesante et scolaire : une phrase interrogative ou mieux, interro-négative (reprenant des éléments du libellé du sujet), suggèrera le plan proposé et la position du rédacteur, sans apporter de réponse trop définitive... et lui évitera surtout d'être tenté de répondre en même temps au sujet.

CONSEILS POUR LA PRÉSENTATION ET LA RÉDACTION

  • Longueur : l’introduction ne devrait pas représenter plus du quart du développement.
  • Il est inutile d’indiquer dans la marge « INTRODUCTION »... Le correcteur se rendra compte lui-même de sa présence... si présence véritable il y a ! Un tel mot dans la marge n’a pas le pouvoir magique de métamorphoser en bonne introduction ce qui parfois n’a rien à voir avec ce que vous annoncez ainsi... Cette remarque est valable pour les autres parties de votre devoir : les titres des différentes parties ne doivent pas être indiqués (car il faut rédiger des introductions et conclusions "partielles" pour chaque nouvelle partie du développement).
  • Il faut toujours faire comme si le correcteur n’était pas au courant du sujet qu’il vous a pourtant donné, car, ce que vous trouvez évident au point de ne pas l’écrire, il refusera de l’imaginer pour vous : c’est pourquoi, entre autres, il ne faut jamais confondre situation de l'oral et situation de l'écrit et commencer son introduction par une réponse directe, comme celle-ci : « Oui, il a raison de dire que... » Le lecteur se demande alors de qui ou de quoi vous parlez tout à coup, alors qu’il ne vous voit pas et ne se souvient pas de vous avoir posé directement une question ! ll sera donc habile de votre part de faire comme si c’était vous-même qui aviez envie d’aborder un sujet... qu'on vous a pourtant donné comme devoir !
  • Si le sujet contient une citation importante, il sera par conséquent indispensable de la présenter (ainsi que son auteur) intégralement ou sous forme d’extraits (si elle est assez longue on peut se contenter de la résumer) : le lecteur serait surpris, dans le développement, de lire des allusions à quelque chose ou à quelqu’un dont vous n’avez encore jamais parlé.

LES PIÈGES A ÉVITER

  • L'introduction ne doit être rédigée au brouillon (il est assez difficile d'improviser au propre cette partie très technique) qu'après le travail de recherche des idées et leur classement : comment savoir à l'avance et annoncer des idées, des parties qui par la suite seront peut-être modifiées, déplacées, voire supprimées ?
  • Bannir pour le début de l’introduction les formules usées, invérifiables et souvent fausses comme : « De tous temps, les hommes »... « Depuis la préhistoire »... On ne vous demande pas de remonter au Déluge pour ne pas aborder directement le problème du sujet !
  • Ne pas donner le sentiment que vous effectuez une corvée : « Je vais vous parler de.../ Pour commencer ce devoir.../ En introduction, je pourrais dire que... » : à travers toutes ces formules scolaires et souvent réservées à l'oral, vous vous mettez dans la peau d’un élève qui doit faire un devoir, alors que s’il avait le choix...
  • Ne jamais apporter une réponse argumentée au sujet : pour cela, il y a le développement ! S’il vous est conseillé, dans la dernière phrase, d'utiliser la forme interrogative ou interro-négative, c’est surtout pour éviter ce piège.
  • Ne pas refaire comme introduction partielle de votre premier paragraphe la même introduction que celle du devoir !

VÉRIFICATIONS FINALES

  • Pour vérifier si votre introduction a une chance d’être, sinon bonne, au moins correcte, relisez-la ou faites-la relire : il doit alors être possible, par les informations qu’elle contient, de retrouver l’essentiel du sujet. Enfin, examinez si les différentes parties de votre introduction sont bien enchaînées.

Y. Gouraud