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LES
CHRONIQUEURS
XIIe
et XIIIe SIÈCLES
- LES ORIGINES
- - L’histoire au Moyen
Age est d’inspiration religieuse et reste donc un genre «savant»,
écrit en latin : les clercs tiennent à jour des «Annales»
où ils relatent la vie des princes et des monastères.
- RÔLES
DES CROISADES
- - Au
XIIIe siècle apparaît la prose, instrument plus précis et plus rigoureux,
en même temps que certains chevaliers, de retour des croisades, éprouvent
le besoin
de relater ou de justifier ces expéditions.
- LES
CHRONIQUEURS DE CETTE PÉRIODE
- - Villehardouin
(1150-1212). Ecrit l’Histoire de la conquête
de Constantinople.
Il veut justifier cette quatrième croisade dont il a été un des chefs.
Sa présentation reste donc subjective.
- - Joinville
(1222-1317). Accompagne saint Louis lors de la croisade de 1248 pendant
laquelle il sera fait prisonnier puis libéré. Toute son oeuvre est influencée
par son amitié avec le roi. Dans le Livre des saintes paroles et bons
faits de notre saint roi, il ajoute ses impressions personnelles parfois naïves
aux faits historiques.
XIVe
et XVe SIÈCLES
- UNE
PÉRIODE BOULEVERSÉE
- - Historiquement, c’est
la période la plus troublée du Moyen-Age : guerre de Cent ans (1337), révoltes
des bourgeois déçus, «jacqueries» des paysans ruinés, peste...
- Il faudra attendre
la fin de la guerre et l’avènement de Louis XI (1461) pour que le pays se
redresse. Cette période va favoriser la naissance de l’histoire comme
véritable genre littéraire, alors que le roman et la chanson de geste ne
se renouvellent plus. Le lecteur, en ces temps incertains, a besoin de se
rassurer grâce aux leçons du passé, et de comprendre son époque.
- - L’histoire change
donc d’orientation par rapport à la première période : parce
que les faits paraissent de plus en plus complexes, le seul témoignage de
chevaliers témoins des faits ne peut plus suffire. L'historien multiplie
les sources d’information, confronte les témoignages... réalise déjà
un véritable reportage.
- LES
PRINCIPAUX CHRONIQUEURS
- - Froissard
(1337-1410). Chroniqueur de profession. Les cinq livres de ses Chroniques
racontent avec un style vivant et varié les épisodes de la guerre de
Cent ans. Pour s’informer, il voyage, interroge les princes. Mais il est
souvent partial, obligé d’accepter les préjugés des grands seigneurs qui
le protègent et reste parfois aveuglé par son admiration pour les faits
d’armes. Il ne parvient pas à prendre le recul nécessaire pour dégager les
causes et les conséquences de l’histoire.
- - Commynes
(1445-1511). C’est le grand «historien» du Moyen-Age. Proche conseiller
de Charles le Téméraire, il le trahira pour se mettre au service de Louis
XI désormais son ami et confident. Dans ses Mémoires,
il livre des réflexions profondes sur les événements de son temps. Il sait
trier les faits, rejeter les anecdotes, s’intéresser aux causes profondes
et secrètes plus qu’aux faits d’armes.
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