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LA
MORT DES AMANTS : MYTHES ET RÉALITÉS
- MAUPASSANT, «
Le
saut du berger
». Et
comparaison possible avec un extrait de Une
Vie.
QUELQUES
PISTES D'ÉTUDE
- Mort mythique
ou mort réaliste ?
- - La mort simultanée
des héros implique le plus souvent une mort non réaliste ! S'ajoutent la
jeunesse, la beauté et la perfection morale des héros : la mort fige donc
une image idéale/idéalisée ; les humains accèdent à l'univers des héros...
le plus souvent de la tragédie.
C'est le règne des registres pathétique et tragiques.
- - Influence du romantisme
(retour aux valeurs du sentiment etc.), importance de la redécouverte du
moyen âge (l'amour courtois).
Ce groupement a initialement été élaboré pour une approche de la littérature
du XIXe siècle...
- - L'ellipse, la
litote, les effets
d'estompe : la douleur est sublimée,
voire supprimée ; les descriptions trop
réalistes pour des figures idéales sont alors escamotées (ces précautions
sont évidemment plus souvent présentes pour les figures féminines.
Quand l'héroïne meurt seule, nous ne sommes pas loin d'une véritable assomption,
comme dans l'exemple de la
mort de Virginie
dans le roman de B. de Saint-Pierre), car elles choqueraient
et seraient en contradiction avec la présentation des héros...
- L'amour impossible
?
- - La mort comme seule
sublimation possible de l'obstacle... La mort est attendue, voire espérée...
- - Le modèle, l'archétype
de l'amour courtois.
- - Amour / faute / fatalité...
- Une "scène
à faire" !
- - Sens de la composition,
de la mise en scène (cf. la forte représentation de l'art dramatique dans
ce groupement).
- - Une scène de clôture
qui doit créer le mythe... Recours au registre sublime.
- - Un schéma presque
universel : situations, rôles, personnages... sont souvent interchangeables.
Y. Gouraud
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