- Bulletin
Officiel de l'Education Nationale et du ministère de la Recherche
- Extrait
N°1 du 3 janvier 2002
- ÉPREUVES
ORALES DE FRANÇAIS
- Baccalauréats général et technologique
-
- N.B.
Pour
les quelques modifications de l'épreuve (durée de l'épreuve et question
d'entretien) dès la session de juin 2003, prière de se reporter au B.O
N°1 du 2 janvier 2003.
- Complément d'information sur les modalités
et l'organisation pratiques des épreuves
La
définition des nouvelles épreuves orales de français des baccalauréats général
et technologique a déjà fait l'objet de la note de service n° 2001-117 du 20
juin 2001 publiée au B.O. n° 26 du 28 juin
2001.
L'organisation de l'épreuve
L'examinateur reçoit à l'avance un
descriptif des lectures et activités. Le jour de l'épreuve, l'examinateur dispose : - du descriptif des lectures et activités ;
- de l'ensemble des textes
constituant les groupements (en double exemplaire) ; - des œuvres intégrales étudiées dans l'année en lecture
analytique (en double exemplaire). Les questions (une pour la première partie de l'épreuve, une ou deux pour
la seconde partie) et les références du passage à étudier sont indiquées par
écrit au candidat, au moyen d'un bulletin de passage, qui lui est remis et qu'il
signe avant de commencer sa préparation. Si un texte "proche" (1) est proposé
pour la seconde partie de l'épreuve, il est remis au candidat en même temps que
le bulletin de passage. Chacune
des deux parties de l'épreuve est évaluée sur 10. Le nombre de points attribué à
chacune d'elles est mentionné sur le bulletin de passage par l'examinateur.
Seule la note globale sur 20 est reportée sur le bordereau de notation.
Les appréciations de l'examinateur
apparaissent sur ce bordereau.
Le descriptif des lectures et activités
Signé par le
professeur et le chef d'établissement, il présente, dans l'ordre selon lequel
elles se sont déroulées, les différentes séquences organisées dans la classe au cours de l'année de première. Le nombre d'œuvres et de
groupements de textes à étudier est défini par les programmes. Il précise pour chaque séquence :
- l'objet ou les objets d'étude
retenu(s) ainsi que les principales orientations de l'étude ; - l'œuvre intégrale (avec une différence
clairement établie entre les extraits ayant fait l'objet d'une explication
spécifique et les études d'ensemble (2) et/ ou le groupement de textes (avec son
titre, les textes ou les extraits qui le constituent) ; - les lectures cursives et les documents
complémentaires (en particulier iconographiques) éventuellement utilisés ;
- les activités proposées à la
classe par le professeur (projections, sorties pédagogiques, travaux de
groupe). Il indique également,
dans une dernière partie individualisée, les lectures
et activités personnelles (exposés, recherches...) de l'élève. Pour chaque séquence, on pourra donc s'inspirer
de la maquette suivante (3) :
ÉTABLISSEMENT : ............................................... CLASSE :
..............
-
|
SÉQUENCE N°
...
INTITULÉ : ................................. |
|
Objet(s) d'étude,
perspectives et orientations principales (problématique retenue) |
............................................................................
............................................................................
|
|
Lectures analytiques |
-
-
- Oeuvre
intégrale et/ou
|
Titre, auteur |
............................................................................
............................................................................
|
|
Extraits |
............................................................................
............................................................................
|
|
|
|
Études d'ensemble |
............................................................................
............................................................................
............................................................................
|
|
|
Groupement de textes |
Titres, auteurs, extraits |
............................................................................
............................................................................
............................................................................
|
|
Lecture(s) cursive(s)
et documents complémentaires (en particulier iconographiques) |
............................................................................
............................................................................
|
|
Activités proposées à
la classe par le professeur |
............................................................................
|
|
Lectures et activités
personnelles (exposés, recherches...) |
|
Il est essentiel de préciser que ces descriptifs (un
seul descriptif par classe) sont distribués à l'avance aux examinateurs, qui
peuvent de la sorte prendre connaissance des textes étudiés par les candidats et
préparer les questions à poser. Afin de faciliter ce travail, les références des
textes (manuel utilisé dans la classe, édition des œuvres étudiées, chapitre,
page, début et fin des extraits) sont données avec une très grande exactitude.
Les textes des groupements ne figurant pas dans le manuel utilisé par la classe
sont joints sous forme de photocopies. Pour faciliter l'organisation de l'examen et pour éviter de devoir
communiquer à l'avance un descriptif par élève, les activités personnelles ne sont pas précisées sur ce
descriptif envoyé préalablement.
Elles sont mentionnées (4) en revanche sur le descriptif individualisé que
l'élève remet à l'examinateur le jour de l'examen. Sous la responsabilité des IA-IPR, une réunion de
concertation sera organisée dans les académies avant les épreuves orales. Elle
permettra une harmonisation des pratiques et une réflexion sur les principaux
critères d'évaluation.
La première partie de l'épreuve
Le choix de l'extrait
L'extrait est tiré d'un des
groupements de textes ou d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif. En aucun cas on n'interroge,
pendant cette partie de l'épreuve, sur les lectures cursives. Pour éviter toute confusion, on rappellera la
définition de la lecture analytique donnée par le "Document d'accompagnement
pour les classes de seconde et de première" : "La lecture analytique est une
démarche, c'est-à-dire qu'elle peut se réaliser sous la forme d'exercices divers
: aussi bien ceux qui ont pu être appelés précédemment explication de texte ou lecture
méthodique que lecture de l'œuvre intégrale". Dans le cas de l'œuvre intégrale, la lecture
analytique comprend des études d'ensemble et des explications détaillées
d'extraits. En conséquence,
l'élève peut être interrogé sur tout passage d'une œuvre intégrale, à partir du
moment où celle-ci a été étudiée en lecture analytique pendant l'année de
première. Au total, trois
possibilités (5) sont donc offertes à l'examinateur : - interroger sur un texte ou un extrait de texte
figurant dans un des groupements de textes ; - interroger sur un extrait - ayant été expliqué
préalablement - tiré d'une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique
; - interroger sur un extrait -
n'ayant pas été expliqué préalablement - tiré d'une des œuvres intégrales
étudiées en lecture analytique. L'examinateur adapte ses attentes et son évaluation à la possibilité
qu'il a retenue. La longueur
de l'extrait La longueur du
texte ou de l'extrait à étudier ne peut être fixée dans l'absolu. Elle dépend en
fait de la question posée et des éléments de réponse à rechercher dans le texte.
On ne saurait ainsi couper le développement d'une argumentation si la question
porte sur l'enchaînement des arguments ou ne livrer qu'une partie d'une
métaphore filée si la question appelle une étude des figures de style. On s'en
tiendra donc à une limite inférieure (une demi-page, ou moins dans le cas d'une
forme poétique brève...) et à une limite supérieure (une page et demie,
éventuellement deux pages pour un texte théâtral) pour définir un espace à
l'intérieur duquel l'examinateur opère ses propres choix. La question La question posée amène le candidat à étudier, en lien avec
l'objet d'étude ou les objets d'étude retenu(s), un aspect essentiel du texte.
Elle est formulée avec clarté et évite toute utilisation abusive de termes
techniques susceptibles de mettre l'élève en difficulté. Elle appelle une
interprétation, fondée sur l'observation précise du texte. L'exposé du candidat Avant son exposé, le candidat fait une lecture à
haute voix de la totalité ou d'une partie du texte à étudier, au choix de
l'examinateur. L'exposé est
ordonné. Il prend constamment appui sur le texte proposé mais ne peut consister
en un simple relevé. Il présente, de façon libre mais adaptée et organisée, les
éléments d'une réponse organisée à la question posée, et au développement
qu'elle appelle. L'examinateur
n'intervient que de façon très exceptionnelle : - pendant l'exposé, si le propos du candidat tourne court
; - à la fin de cet exposé,
s'il juge indispensable de vérifier la compréhension littérale du texte par le
candidat.
La seconde
partie de l'épreuve
Ses objectifs L'examinateur ne se livre pas à une sorte de "corrigé" de la première
partie de l'épreuve. Il cherche au contraire : - à ouvrir des perspectives ; - à élargir la réflexion, du texte qui vient d'être étudié
à l'œuvre intégrale ou au groupement de textes dont il a été extrait, à une
lecture cursive, à l'objet d'étude ou à l'un des objets d'étude de la séquence,
à un texte proche de celui qui vient d'être étudié ; - à mesurer les connaissances du candidat par rapport à
l'œuvre ou à l'objet d'étude et à leur contexte culturel ; - à apprécier l'intérêt du candidat pour les
textes qu'il a étudiés ou abordés en lecture cursive ; - à tirer parti des lectures et activités
personnelles du candidat. La
question (ou les questions) *
- * N.B.
Cette partie de l'épreuve orale est modifiée depuis le B.O du 2 janvier
2003 : il n'y a désormais plus de question à préparer pour l'entretien.
- Cette question - n'appelant pas la préparation d'un nouvel exposé - se
contente d'inviter le candidat à rassembler les éléments dont il aura besoin au
cours de l'entretien. Pour cette raison, il importe qu'elle soit formulée de
façon très ouverte et se limite à l'indication d'un cadre de réflexion, à
l'intérieur duquel le candidat est invité à comparer, à confronter, à
contextualiser, à apprécier et à prendre parti.
Si l'examinateur choisit de poser deux questions, il veille
à ce qu'elles soient étroitement liées. L'entretien Pour que la forme de l'entretien soit respectée,
l'examinateur ne demande pas au candidat un nouvel exposé et un nouveau travail
de lecture analytique. Il cherche beaucoup plus à évaluer des compétences dans
le domaine de la synthèse et, en liaison avec l'objet d'étude, à mesurer un
ensemble de connaissances issu des lectures de l'année. Il ouvre le plus
possible cet entretien aux lectures et aux activités personnelles du candidat,
telles qu'elles sont mentionnées, pour chaque séquence, sur le
descriptif. Pour cette raison,
l'examinateur s'appuie sur les propos du candidat et conduit un dialogue ouvert.
Il évite les questions trop pointillistes.
Évaluation de l'épreuve orale
L'examinateur se
donne pour principes, dans les appréciations qu'il porte : - d'utiliser toute l'échelle de notation ;
- de valoriser les éléments de
réussite plutôt que de pénaliser les carences ; - de valoriser la culture personnelle manifestée à bon
escient par un candidat. Il
importe, dans ce processus, de prendre en compte le caractère oral de l'épreuve.
On proposera donc une évaluation dans les trois grands domaines que l'on peut
alors considérer comme essentiels : l'expression, la réflexion, les
connaissances. Le tableau qui
suit résume, pour chacune des deux parties de l'épreuve, les principales
connaissances et compétences faisant l'objet de cette évaluation :
|
EXPOSÉ |
ENTRETIEN |
| EXPRESSION ET
COMMUNICATION |
Lecture correcte et
expressive Qualité de
l'expression et niveau de langue Qualités de communication et de
conviction |
Aptitude au
dialogue Qualité de l'expression et niveau de langue Qualités de
communication et de conviction |
| RÉFLEXION ET ANALYSE
|
Compréhension
littérale du texte Prise en compte de la question Réponse
construite, argumentée et pertinente Références précises au texte
|
Prise en compte de
la question initiale Capacité à réagir avec pertinence aux questions posées pendant l'entretien Qualité de l'argumentation Capacité à mettre en relation et à élargir une réflexion |
| CONNAISSANCES |
Savoirs
linguistiques et littéraires Connaissances culturelles en lien avec le
texte |
Savoirs littéraires
sur les textes, l'œuvre,
l'objet ou les objet(s) d'étude Connaissances sur le contexte culturel |
Pour le ministre de l'éducation nationale et par délégation, Le directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Paul de GAUDEMAR La doyenne de l'inspection générale du groupe Lettres Katherine WEINLAND
(1) Cf. B.O. du 28 juin
2001 : "l'examinateur peut accompagner les questions d'un texte très proche
de ceux présentés dans le descriptif des lectures et activités".
(2) On entend par "étude
d'ensemble" un parcours de l'œuvre permettant d'analyser notamment sa structure,
une thématique, les caractéristiques du genre, la mise en œuvre d'un registre,
les principaux choix d'écriture, etc. (3) Cette maquette n'est qu'un exemple de présentation
d'une séquence. D'autres présentations sont possibles, sous réserve que le
descriptif soit le reflet fidèle et synthétique de l'ensemble du travail de
l'année et qu'il informe suffisamment l'examinateur. (4) Dans le descriptif communiqué à l'avance
aux examinateurs, la dernière ligne (partie grisée du tableau) n'est pas
remplie. Il appartient à chaque élève de faire ce travail, en liaison avec son
professeur, pour remettre le jour des épreuves orales un descriptif complet et
individualisé. (5) On
remarquera que ces trois possibilités recoupent, pour l'essentiel, celles
qu'offrait la précédente définition des épreuves orales : "Le texte est choisi
dans la liste du candidat. Au cas où ce texte n'aurait pas donné lieu à une
étude détaillée en classe, l'examinateur en tiendra compte dans ses exigences et
dans ses critères d'évaluation" (note de service n° 96-016 du 17 janvier 1996,
B.O. n° 4 du 25 janvier 1996).
DOCUMENTS
LAISSÉS À DISPOSITION DES CANDIDATS
Les seuls documents
autorisés sont :
- Soit le manuel, quand l’élève est interrogé
sur un texte prélevé dans celui-ci, et les textes du
groupement correspondant. (dans le manuel ou photocopiés).
- Soit l’œuvre intégrale dans laquelle est prélevé
le texte à étudier, à l’exclusion
de tous autres documents et notes personnelles.
- Pendant l’entretien,
le candidat doit pouvoir utiliser l’œuvre ou le groupement pour
établir des relations entre les textes, les documents abordés
au cours de la séquence, et/ou justifier ses points de vue.
Note
d'information transmise par le Rectorat pour la session de juin 2002.
- Extraits
du BO n° 3 du 16 janvier 2003.
Les documents
nécessaires :
- L'examinateur
reçoit à l'avance les descriptifs des lectures et activités des candidats
qu'il aura à évaluer.
- Les photocopies
des textes étudiés en lecture analytique ne figurant pas dans les manuels
sont jointes aux descriptifs.
- Pour
l'épreuve, le candidat apporte :
- - son
exemplaire du descriptif des lectures et activités ;
- - deux
exemplaires du manuel en usage dans sa classe ;
- - un
jeu de photocopies des textes ne figurant pas dans le manuel, identique
à celui qui a été adressé à l'examinateur ;
- - deux
exemplaires des œuvres intégrales étudiées.
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